Une journée particulière… Part 6
Le match de Federer contre l’allemand Tommy Haas a été fantastique par sa dramaturgie. Le suisse démarre bien son match en ne perdant aucun point sur ses jeux de service mais l’allemand se montre lui aussi très solide et les deux joueurs se retrouvent au tie-break. A la surprise générale, c’est Federer qui s’incline 7 points à 4. Dans la deuxième manche, il se détache pour mener 4 jeux à 2 mais un jeu de service catastrophique donne à l’allemand la possibilité de refaire son break de retard.
Une vague d’inquiétude parcourt le central lorsque Tommy Haas remporte le deuxième set 7/5. Dans le troisième set, à 4/3 Haas obtient une balle de break pour mener 5/3. Autant dire que cette balle de break équivaut à une balle de match. Un silence terrible pèse sur le central, tous les spectateurs retiennent leur souffle. Je ne peux y croire, Federer ne peut pas être éliminé là maintenant, battu en trois sets !
C’est alors, que Federer sort un coup magique de sa raquette, un coup droit décroisé qui atterrit sur la ligne. Le public debout, exulte, admiratif par l’audace de ce coup et soulagé d’avoir évité le pire. Ce point agit comme un déclic, Federer retrouve son relâchement et sa précision. Il égalise à 4 jeux partout, fait le break dans le 9ème jeu et remporte la manche 6/4. FedExpress est lancé, il inflige un 6/0 à l’allemand et termine son match brillamment 6/2.

A la fin du match, une standing ovation pour le champion suisse.

Pendant 3 heures et 7 minutes, j’ai vibré, crié, applaudi. Dans une ambiance survoltée, le public, uni comme un seul homme, a soutenu sans faille Roger Federer lui prouvant tout à la fois son respect, sa foi et son admiration. Par la suite, Federer a reconnu l’importance de ce match dans sa quête du titre. Porté par l’enthousiasme de la foule, il a effectué une remontée fantastique. Cette lutte pour la victoire lui a donné une grande confiance qui ne l’a plus quitté jusqu’au sacre.
Difficile d’égaler de telles émotions, aussi le match suivant allait-il particulièrement manquer de saveur. Le français Tsonga n’a pas réussi à soulever l’enthousiasme comme avait su le faire Federer et s’incline sans panache en 4 sets contre l’argentin Del Potro.
En dehors des matchs joués sur le Central, j’ai pu glaner quelques moments de tennis agréables. Dans les allées du stade, on croise des joueurs et sur les cours annexes, ceux qui sont encore en lice s’entraînent. On peut les regarder jouer de très près et c’est un réel privilège car on apprécie vraiment la vitesse des balles et c’est là que tout à coup, le tennis parait beaucoup moins simple que devant son écran télé !
J’ai ainsi été impressionnée par la puissance de frappe de la joueuse slovaque Dominika Cibulkova, photo à gauche (pour les potins c’était, l’an passé, la petite amie de Gaël Monfils). Elle est arrivée cette année au stade des demi-finales, battue par la russe Dinara Safina.

Sur les hauteurs du cours central, la tribune de presse où sont rassemblés les commentateurs du monde entier, et à gauche, le plateau de France Télévision.

Pendant les matchs, armés d’appareils aux zooms impressionnants, les photographes mitraillent. Les drapeaux suisse et espagnol sont côte à côte, comme pour rappeler que depuis depuis trois ans, les deux meilleurs ennemis, Nadal et Federer, se retrouvent en finale.

Ambiance bigarrée, les styles se mélangent dans les travées du stade.

Dernier match sur le cours Suzanne Lenglen, le français Gaël Monfils affronte l’américain Andy Roddick.

Un grand champion profite de la fraîcheur du soir pour s’entraîner en vue du Trophée des Légendes : John McEnroe à l’oeuvre.

La journée se termine, le stade se vide. Circulez, il n’y a plus rien à voir !

Le Jardin des serres d’Auteuil va bientôt fermer ses portes, il est trop tard pour se détendre à l’ombre des allées parfumées. Jardin fleuri aménagé à la demande de Louis XV en 1761, il est aujourd’hui avec ses 7 hectares, un des quatre jardins botaniques de la ville de Paris.

Un petit van bien sympathique juste à l’entrée de la station de métro. Il est 19 h30, je file retrouver Géraldine à Montparnasse le temps d’un restaurant japonais, avant qu’elle ne prenne son train pour Dax.

Bye Roland Garros, see you next year?


Je me ballade sur votre blog que je découvre par hasard..et c’est drôle car ns sommes arrivés en nos bouts de choux en 2007 en angleterre et de voir que vs parlez de Dax a la fin de ce post là ou habite mes parents et ou je suis née ça m’amuse…vos trois petits bouts sont adorables…
Bonne continuation
Sophie Reply:
July 6th, 2009 at 10:26
Merci pour votre message, c’est amusant effectivement. A bientôt !